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Violette odorante : bienfaits, usages et secrets d'une fleur discrète

  • Photo du rédacteur: Clair Santé
    Clair Santé
  • 11 août 2025
  • 4 min de lecture

Symbole du printemps, la violette odorante (Viola odorata) tapisse discrètement les sous-bois, les pelouses ombragées et les vieux jardins dès la fin de l’hiver. Avec ses petites fleurs violettes au parfum inimitable, elle séduit autant les abeilles que les cueilleurs sensibles aux plantes médicinales douces et polyvalentes. Utilisée depuis l’Antiquité pour ses vertus calmantes, digestives et respiratoires, elle reste une alliée précieuse en herboristerie… tout en s'invitant dans la cuisine et la cosmétique naturelle.


Sommaire


violette odorante
Touffe de violettes odorantes en sous-bois : fleurs violettes à cinq pétales et feuilles en cœur – une plante discrète au parfum puissant et aux vertus médicinales douces.

Les bienfaits principaux de la violette odorante

La violette odorante est surtout connue pour ses propriétés :


  • Adoucissantes des voies respiratoires : idéale en cas de toux sèche ou d’irritation

  • Calmantes : favorise le sommeil et diminue les tensions légères

  • Digestives : douce sur l’estomac, légèrement laxative si consommée en quantité

  • Cutanées : utilisée en lotion ou cataplasme pour apaiser les peaux sensibles


Elle contient des mucilages, des salicylates naturels (comme le saule), et des composés aux effets anti-inflammatoires doux.

Symptômes ou déséquilibres associés

  • Toux sèche ou irritative

  • Gorge enflammée

  • Agitation, insomnie légère

  • Digestion lente ou inconfort post-repas

  • Peau sensible ou sujette aux rougeurs

Comment la consommer ou l’utiliser ?

  • Fleurs fraîches : en salade, sirop, cristallisées au sucre

  • Infusion : fleurs séchées pour calmer la toux, l’agitation ou les maux de gorge

  • Macérât huileux : en application locale sur peaux réactives ou zones sensibles

  • Sirops et gelées : excellent support pour enfants (toux, nervosité légère)

  • Décoction légère : pour compresses apaisantes sur la peau

⚠️ Risque de confusion

La violette odorante se reconnaît bien par son odeur sucrée caractéristique. Mais certaines espèces proches peuvent lui ressembler :


🟢 Violette sauvage commune (Viola riviniana)

→ Très proche visuellement, non toxique, mais non odorante. Moins utilisée en herboristerie.

✔️ Aucune gravité en cas de confusion.


⚠️ Pensée sauvage (Viola tricolor)

→ Comestible, plus amère, utilisée aussi en phytothérapie mais pour d’autres indications (peau, urines).

✔️ Ne présente pas de risque, mais ne remplit pas les mêmes usages.


☠️ Petites fleurs violettes non-viola (Ajuga, Lamiers, etc.)

→ ⚠️ Attention en début de saison, où d’autres plantes florifères violettes apparaissent.

✔️ Toujours vérifier la forme du cœur des feuilles et l’odeur de la fleur.

🌿 Astuce plante – à retenir

🥬 Goût : floral, légèrement sucré et végétal

🍲 Utilisation : sirops, fleurs en salade, infusions, compresses, soins calmants

⚠️ Précaution : récolter à distance des routes et zones traitées

⚠️ Ne pas en abuser (légers effets laxatifs) si consommée en trop grande quantité

📋 Fiche plante : Violette odorante (Viola odorata)

Petite plante vivace à port bas, la violette odorante forme des tapis de feuilles arrondies et nervurées, souvent en cœur, d’un vert tendre. Ses fleurs violettes à 5 pétales dégagent un parfum reconnaissable entre tous. Elle pousse dans les zones ombragées et fraîches, sous les haies, en sous-bois ou à l’orée des jardins. Floraison : février à avril, parfois jusqu’en mai selon l’altitude. Comestible et médicinale, elle se récolte à la main, fleur par fleur.

📜 Histoire et anecdote

La violette odorante est l’une des plantes médicinales les plus anciennes d’Europe. Déjà utilisée dans la Grèce antique, elle entrait dans la composition de vins médicinaux, de couronnes calmantes et de remèdes contre les insomnies. Pour les Romains, elle représentait l’amour discret, la modestie, la tendresse – autant de qualités associées à sa floraison précoce, discrète mais très parfumée.


Au Moyen Âge, on l’employait dans les jardins de simples pour soulager les migraineux, les mélancoliques et les enfants nerveux. Elle était souvent associée au coquelicot et à la mauve dans les tisanes calmantes des moines.


Au XIXe siècle, la violette connaît un immense succès dans la parfumerie de Grasse et la confiserie : sirops, pastilles, bonbons cristallisés… Elle devient aussi une fleur politique : symbole des partisans de Napoléon Ier, surnommés "les violets", car on disait qu’il "reviendrait au printemps, comme la violette".


Dans la tradition populaire, on offrait du sirop de violette aux enfants agités ou enrhumés, pour les adoucir et les réconforter. Cette petite fleur, discrète mais précieuse, est restée dans les mémoires comme une plante de cœur, autant qu’un remède de grand-mère.

Précautions et effets indésirables

  • Ne pas consommer de grandes quantités (feuilles ou fleurs) : effet laxatif ou légèrement vomitif à forte dose

  • Ne pas confondre avec des espèces non comestibles non odorantes

  • Récolter loin des bords de route, parcs publics ou lieux traités

  • Déconseillée en usage interne chez la femme enceinte, sauf avis médical

Les informations de cet article sont données à titre informatif. Elles ne remplacent en aucun cas un avis médical. Ne consommez jamais une plante sans être sûr de son identification. En cas de doute, abstenez-vous ou consultez un professionnel de santé ou un botaniste formé.

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