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Lierre terrestre : une plante rampante aux puissants bienfaits respiratoires

  • Photo du rédacteur: Clair Santé
    Clair Santé
  • 2 sept. 2025
  • 4 min de lecture

Malgré son nom trompeur, le lierre terrestre (Glechoma hederacea) n’est pas un lierre, ni une plante grimpante. C’est une petite vivace rampante de la famille des Lamiacées, proche de la menthe et du thym, qui tapisse les sols des forêts, haies et prairies fraîches. Très commun et souvent ignoré, il possède pourtant des propriétés médicinales remarquables, notamment sur les voies respiratoires, la digestion et la sphère ORL. Ses fleurs violettes apparaissent au printemps et ses feuilles aromatiques se récoltent presque toute l’année.


Sommaire


lierre terrestre
Tapis de lierre terrestre en fleur : feuilles arrondies crénelées et petites fleurs violettes à la base – une plante rampante aux vertus respiratoires et digestives.

Les bienfaits principaux du lierre terrestre

Plante médicinale oubliée, le lierre terrestre est utilisé depuis des siècles pour ses effets :


  • Expectorants : favorise l’élimination des glaires, calme les toux grasses

  • Anti-inflammatoires : apaise les muqueuses ORL et digestives

  • Digestifs : soulage les ballonnements et la digestion lente

  • Stimulants doux : tonifie l’organisme au printemps, relance les fonctions métaboliques


Il contient des tanins, flavonoïdes, huiles essentielles et triterpènes, qui en font un allié précieux pour les affections respiratoires et la digestion.

Symptômes ou déséquilibres associés

  • Toux grasse ou encombrée

  • Bronchite légère ou chronique

  • Congestion ORL (nez, sinus)

  • Digestion lente, ballonnements

  • Fatigue post-hivernale

Comment le consommer ou l’utiliser ?

  • Infusion de feuilles et fleurs : 2 à 3 g par tasse, 2 fois par jour pour les voies respiratoires

  • Tisane de printemps : avec ortie, violette ou primevère pour "nettoyer les poumons"

  • Teinture-mère ou extrait alcoolique : en pharmacie ou préparation maison

  • Cuisine sauvage : jeunes feuilles crues (en salade ou pesto), ou cuites (soupe, omelette) – goût légèrement mentholé

⚠️ Risque de confusion

Le lierre terrestre est facile à reconnaître en fleur, mais quelques confusions sont possibles si on ne vérifie pas bien les critères :


🟢 Lamier pourpre / ortie rouge (Lamium purpureum)

→ Fleurs violettes similaires, mais plante dressée. Comestible aussi, aucun danger.

✔️ Pas de risque toxique.


⚠️ Petites feuilles de géraniums sauvages

→ Peu odorants, non toxiques, mais sans intérêt médicinal.

✔️ Odeur typique du lierre terrestre : mentholée/ronce/musc.


☠️ Lierre grimpant (Hedera helix)

→ Totalement différent : grimpe, feuilles coriaces, fruits toxiques.

❌ Aucun lien : la confusion ne peut avoir lieu que sur le nom.

🌿 Astuce plante – à retenir

🥬 Goût : herbacé, légèrement mentholé ou camphré

🍲 Utilisation : infusion, pesto sauvage, soupe, sirop maison

⚠️ Précaution : cueillir loin des chemins et en petite quantité

⚠️ Ne pas en abuser (tanins, huiles essentielles) : usage de soutien, ponctuel

📋 Fiche plante : Lierre terrestre (Glechoma hederacea)

Petite plante rampante vivace à tiges poilues, carrées (comme toutes les Lamiacées), qui s’étale au ras du sol en tapis odorants. Feuilles arrondies à lobes arrondis, en forme de rein ou de cœur dentelé, fortement aromatiques. Fleurs violettes à bleu violacé en petites grappes à l’aisselle des feuilles, souvent d’avril à juin. Pousse à mi-ombre, dans les lisières, haies, talus frais, jardins.

📜 Histoire et anecdote

Le lierre terrestre était l’un des remèdes favoris des anciens herboristes pour “nettoyer la tête et la poitrine”. Il faisait partie des plantes dites “purgatives du printemps”, destinées à chasser les glaires, relancer les humeurs et alléger l’organisme après l’hiver.


Au Moyen Âge, on l’utilisait notamment pour calmer les catarrhes persistants, les bronchites chroniques, mais aussi les maux de tête d’origine sinusale. Son action à la fois expectorante, décongestionnante et tonique le rendait particulièrement précieux pour les artisans exposés aux poussières (tanneurs, meuniers, tailleurs de pierre…).


Dans les campagnes d’Europe centrale et de France, il était souvent surnommé “herbe aux glaires”, “herbe de Saint-Jean” ou encore “ronce odorante”, en lien avec son odeur fraîche et pénétrante. On en faisait des tisanes fumantes enroulées dans des torchons chauds, appliquées sur la gorge ou les sinus pour dégager les voies respiratoires.


Côté cuisine, le lierre terrestre était consommé comme condiment printanier, notamment dans les soupes de jeunes herbes, les beurres aromatisés, ou les “pâtés verts” à base de plantes sauvages. Son goût mentholé légèrement citronné lui donnait une place de choix dans les recettes médiévales destinées à stimuler la digestion et purifier le foie.


Plus insolite : en Angleterre, bien avant l’usage généralisé du houblon, le lierre terrestre entrait dans la composition de certaines bières traditionnelles, pour son pouvoir aromatique mais aussi pour ses propriétés antiseptiques naturelles, qui aidaient à conserver le breuvage.

Précautions et effets indésirables

  • Éviter un usage prolongé sans pause (présence de tanins)

  • Ne pas utiliser pendant la grossesse ou chez les jeunes enfants (présence de principes actifs)

  • Attention à l’environnement de cueillette (sols pollués, pesticides)

  • En cas de doute avec une autre plante rampante : s’abstenir ou attendre la floraison

Les informations de cet article sont données à titre informatif. Elles ne remplacent pas un avis médical. Ne consommez jamais une plante sans être certain de son identification. En cas de doute, demandez conseil à un professionnel de santé ou un botaniste formé.

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