top of page

Le chénopode blanc : l’"épinard sauvage" aux feuilles nourrissantes

  • Photo du rédacteur: Clair Santé
    Clair Santé
  • 5 août 2025
  • 3 min de lecture

Souvent considéré comme une mauvaise herbe, le chénopode blanc est pourtant l’un des trésors oubliés de nos terrains vagues. Présent un peu partout dans les champs, les bords de chemin ou les potagers abandonnés, il pousse avec une vigueur impressionnante. Et pourtant, ses feuilles au goût doux et ses qualités nutritionnelles en font une excellente plante comestible. Appelé parfois “ansérine”, il appartient à la même famille que les épinards et les betteraves, et mériterait une place de choix dans une cuisine simple et saine.


✅ Sommaire

chenopode blanc

Les bienfaits principaux

Le chénopode blanc est une plante très nutritive. Ses jeunes feuilles sont riches en protéines végétales, en vitamines (notamment A, C et B9) et en minéraux comme le calcium, le fer et le magnésium. On l’apprécie pour ses propriétés reminéralisantes, toniques et antioxydantes. C’est aussi une excellente source de fibres, ce qui en fait un allié pour le transit intestinal.

Symptômes ou déséquilibres associés

  • Fatigue passagère ou carence en fer

  • Transit paresseux

  • Faiblesse musculaire ou période de convalescence

  • Besoin de reminéralisation (croissance, grossesse, etc.)

Comment le consommer

Les jeunes feuilles se cuisinent comme les épinards : en poêlée, en soupe, en gratin ou même crues dans une salade pour les plus tendres. On peut aussi les incorporer à une omelette ou à une quiche. Les graines, quoique petites, peuvent être récoltées et utilisées comme un substitut de quinoa après rinçage et cuisson. Il est conseillé de blanchir les feuilles avant consommation pour diminuer la teneur en acide oxalique.

⚠️ Confusions possibles et précautions à prendre

Le chénopode blanc est une plante comestible très intéressante, mais son identification doit être rigoureuse avant consommation.


🔍 Risques de confusion :


  • 🚫 Datura stramoine : plante toxique parfois présente dans les mêmes zones (friches, champs), avec des feuilles pouvant rappeler les jeunes chénopodes.

  • ⚠️ Morelle noire (Solanum nigrum) : contient des alcaloïdes potentiellement toxiques à certains stades de croissance.

  • 🌿 Amaranthes sauvages : certaines espèces peuvent irriter ou être trop riches en oxalates si elles sont mal préparées.

🌿 Astuce plante

🥬 Goût : doux, légèrement terreux, proche de l’épinard.

🍲 Utilisation : feuilles jeunes en poêlée, soupe ou farce, graines en pseudo-céréales.

⚠️ Précaution : contient des oxalates, à cuire avant consommation régulière.

⚠️ Ne pas en abuser : en grande quantité, peut irriter les reins chez les personnes sensibles.

🧭 Un peu d’histoire et d’anecdotes

Bien avant d’être considéré comme une « mauvaise herbe », le chénopode blanc occupait une place de choix dans l’alimentation paysanne. On retrouve sa trace dès l’Antiquité, où il était consommé comme légume-feuille au même titre que les épinards ou les blettes. Son nom latin, Chenopodium, signifie littéralement « pied d’oie », en référence à la forme particulière de ses feuilles.


Au Moyen Âge, cette plante rustique était ramassée dans les jardins de couvents et les potagers de fortune, notamment en période de disette. Les chroniqueurs médiévaux mentionnent qu'elle entrait dans la composition de soupes nourrissantes, que l'on appelait parfois bouillons d’herbes. Son usage a perduré jusque dans les campagnes du XIXe siècle, avant d’être éclipsé par des légumes plus « nobles ».


Une anecdote étonnante : en Inde, le chénopode blanc est encore cultivé aujourd’hui sous le nom de Bathua et consommé dans de nombreuses recettes traditionnelles. Ses graines, très nutritives, sont même étudiées pour leur potentiel en alimentation durable dans certains programmes humanitaires.

Fiche plante : Chénopode blanc (Chenopodium album)

Plante herbacée annuelle très commune, le chénopode blanc mesure entre 20 cm et 1 mètre selon les conditions. Il présente des feuilles triangulaires ou en forme de patte d’oie, au revers parfois légèrement farineux. Il pousse rapidement dans les terrains vagues, friches, champs et jardins. Ses jeunes pousses sont tendres au printemps, ses feuilles plus robustes ensuite. Floraison discrète en été. Il appartient à la famille des Amaranthaceae.

Précautions

Le chénopode blanc contient naturellement de l’acide oxalique, ce qui peut poser problème en cas de consommation excessive ou de terrain rénal fragile. Toujours le consommer cuit de préférence, et éviter d’en abuser sur la durée. Les personnes souffrant de calculs rénaux ou de goutte doivent s’en méfier et éviter, voire proscrire la consommation de cette plante.

Les informations ci-dessus sont fournies à titre informatif et ne remplacent en aucun cas un avis médical. Ne cueillez jamais une plante que vous n’avez pas identifiée avec certitude. En cas de doute, demandez conseil à un professionnel.

Commentaires


bottom of page